
Thé Blanc de Pasha
Thé Blanc du Yunnan 2019
€30.00
L’origine
C’est un thé blanc de Pa Sha, hameau situé entre Bu Lang Shan et Nan Nuo Shan qui sont deux des « 6 nouvelles montagnes de thé » de la province du Yunnan en Chine.
La variété du théier est « Camelia Sinensis Assamica », plante originaire des zones tropicales, Elle est aussi appelée « Da Ye Zhong », théier à grandes feuilles, par les chinois.
Les jardins de Pa Sha se trouvent à une altitude comprise entre 1200 et 2000 m et les théiers de la zone sont âgés 300 et 600 ans. On retrace les premières plantations de théiers à la dynastie Tang (618-960).
Ce thé a été récolté en automne 2019, sur des arbres âgés d’environ 2-300 ans, avec un bourgeon et deux feuilles (Yi Ya Liang Ye). C’est une récolte secondaire car la récolte de printemps est souvent dédiée aux Pu’Er.
J’ai passé une commande de ce thé auprès d’un ami propriétaire des théiers (minorité Ha Ni) qui vend chaque année sous contrat, toute sa production de printemps aux fabricants de Pu’Er. Accès impossible au thé de printemps, mais pour le thé d’automne, il a accepté de me faire une partie en blanc et une partie en Pu’Er Cru.
Ce thé blanc est un thé de garde, pas de problème pour le conserver quelques années dans des condition optimums.
La fabrication
Pour sa fabrication, les choses sont assez simples, comme pour les thés blancs généralement qui sont très peu transformés. L’oxydation est très limitée. Après la cueillette les feuilles perdent de l’eau au flétrissage puis sont séchées au soleil. A noter que toutes les enzymes ne sont pas neutralisées et que l’oxydation continue lentement, typique des thés de garde. Ce thé passe très inaperçu aux yeux du grand public, éclipsé par le Pu’Er qui consomme presque toute la ressource, mais qui pour les minorités locales fait office de thé quotidien.
La Liqueur
La liqueur de ce thé blanc sera très clair au début, pour devenir dorée après le 6ème « Pao » (infusion). En vrac et non compressé, avec plus de feuilles entières donc, il va libérer tout doucement ses parfums, ses arômes mais pas la force de son amertume.
Les arômes
La douceur du miel et le nectar des fleurs, tout est là ! Il n’y a rien à ajouter… une vraie merveille !
Quand le boire ?
Toujours au calme, je bois ce thé toute la journée. Des infusions très courtes sur les feuilles d’automne entières non roulées limitent la diffusion et la présence de théine et je peux en boire quelques tasses le soir..
Bon pour la santé
Les minorités locales apprécient ce thé confectionné simplement pour ses vertus déshydratantes, sa capacité à lutter contre les douleurs dentaires, ou, plus scientifiquement, pour son côté anti-oxydant agissant sur les cellules du corps.
Réveiller le thé
Une poignée de thé blanc de 3gr remplira le gaiwan (140 ml) ou la théière pousse-pousse.
Au gaiwan, commençons par réveiller le thé dans un gaiwan sec, préalablement chauffé à l’eau d’infusion que l’on jette. Ajoutons rapidement les feuilles sèches et agitons le gaiwan fermé de bas en haut. Entrouvrons le gaiwan pour y respirer délicatement les parfums floraux, sucrés et mielleux qui s’en dégagent. Merveilleux n’est ce pas ?
Premier « Pao » (infusion en chinois)
Avec de l’eau chauffée à 100°C, arroser délicatement toutes les feuilles. Elles vont se ramasser dans le fond, facilitant le travail. Versez très rapidement (1 sec max !) la première infusion dans le gong dao bei et servez les convives dans des petites tasses. Laissez la température retomber un peu pour apprécier davantage les arômes. Cette première infusion doit être blanche transparente, légèrement jaune-vert, mais pas jaune. Il est important de ne pas rater la première et la deuxième infusion qui détermineront les suivantes.
Deuxième « Pao »
Pour la deuxième infusion, reproduisez la première à l’identique. L’idée est d’aller vite. La couleur sera un tout petit peu plus jaune (comme un vin blanc très clair), elle est un peu moins sucrée mais les arômes floraux sont toujours là et présents par la suite.
Troisième « Pao » et suivants
Pour le troisième « pao », infusez 5 sec. La liqueur devient encore un peu plus jaune et un gout boisé commence à apparaitre. Le quatrième « pao », 8 sec. Ect.. vous avez compris ! vous pouvez infuser ce the une dizaine de fois en augmentant toujours la durée de l’infusion.


