
Pu'Er cuit des Monts Bulang
Thé sombre 100% fermenté 2016
€40.00
L’origine
Ce thé m’a été présenté par une amatrice chinoise qui aime rechercher des thés d’exception.
Pour faire un Pu’Er cuit de bonne qualité il faut plusieurs choses. Tout d’abord les théiers doivent être anciens (+ de 100 ans) ; ils doivent pousser au cœur de la zone de production des Pu’Er car les arbres ont plus de caractère et la cueillette doit être celle du printemps. C'est le cas ici pour cette petite production de 2016.
La fabrication
Avec un volume limité, et un processus de fabrication qui demande 8 à 12 tonnes de Maocha (thé vert) pour lancer la fermentation, on comprend bien que plusieurs années de récoltes sont nécessaires. Il y a donc plusieurs saisons réunies dans ce thé noir.
La Liqueur
D’abord légère en couleur, elle se teinte en un rouge/marron profond à mesure que le thé se libère de sa compression et que l’eau pénètre en son cœur.
Les arômes
Les bons Pu'Er cuit sont doux et ronds. Ils vous enveloppent la bouche et vous réchauffent le corps. La sensation domine les goûts et les arômes à proprement parler mais on peut toutefois identifier la canne à sucre, le malte et les céréales.
Quand le boire ?
La fermentation, qui s'apparente à un compostage de 2 à 3 mois, est un processus qui vise à accélérer le vieillissement des feuilles de Pu'Er cru (Maocha). La dégradation des feuilles se fait sous l'action de bactéries. Lors de cette dégradation les molécules chimiques qui composent les feuilles sont aussi dégradées et transformées. La théine par exemple perd de son action, ce qui fait du Pu'Er cuit, un compagnon de la fin de journée, voire du soir.
Bon pour la santé
On retrouve à nouveau la fermentation dans les bienfaits de ce thé, notamment pour le côté digestif. A cela, ajoutons que pour les chinois, le thé noir (Heicha) agit sur le métabolisme des graisses.
Chauffez le gaiwan en versant une eau à 100°C pour en la jetant. Cette eau sert aussi souvent à rincer et a réchauffer les autres accessoires comme le gongdao bei et les tasses.
Placez le carré dans le gaiwan sec, attendez quelques instants et respirez les arômes boisés et légèrement caramélisés.
Premier « Pao » (infusion en chinois)
Versez très doucement l’eau sur le bord (éviter le contact direct de l’eau et du thé). Attendez 30 sec en regardant les bulles s’échapper du thé et les feuilles s’imprégner d’eau. Versez toute la liqueur dans le pot de réserve, veillez à laisser le gaiwan sec, sans eau, juste le thé.
La liqueur de ce premier « pao » est plutôt marron claire un peu dorée et transparente. Les arômes et les gouts de cette première infusion ne sont pas encore sortis car le thé est très compact, seule une petite touche sucrée se faire sentir. La suite arrive..
Deuxième « Pao »
A nouveau versez l’eau à 100°C dans le gaiwan. 20 à 30 secondes s’écoulent avant de vider le gaiwan dans le gongdao bei. Comme chaque fois, le gaiwan reste sec.
La liqueur est maintenant plus foncée, la teinte rouge est bien présente. Le gout boisé s’intensifie et se mélange à une saveur légèrement sucrée qui enveloppe la bouche, mais le thé n’est pas encore bien ouvert à l’infusion.
Troisième « Pao »
Les choses s’accélèrent ici. Il faut à nouveau 20 à 30 sec. d’infusion pour ce 3ème « pao ». La liqueur prend alors une teinte bien plus foncée. Maintenant tout le thé absorbe l’eau et rend ses arômes. Cette fois la bouche est pleine, la rondeur et le gout biscuité sont bien prononcés. La douceur réchauffe et enveloppe le buveur. A ce moment la, on est bien !
Quatrième « Pao »
Ici aussi les choses vont vite, 20 à 30 sec d’infusion max. La liqueur est foncée et le gout monte encore d’un niveau et le plaisir s’intensifie !
Cinquième « Pao »
On reste sur la même base, 20 à 30 sec d’infusion maximum. La liqueur est toujours bien foncée mais la saveur est toujours stable et enveloppante. On sent que le thé vient de théiers anciens qui sont plus riches en éléments chimiques que les jeunes théiers.
On part donc encore pour 2 à 4 infusions en allongeant un peu le temps d’infusion sur la fin.


