Aiguilles d'Argent

Thé Blanc de Fujian

€30.00

L’origine

Ce thé blanc de la région de Fuding dans la province de Fujian est issu de la variété « Da Bai Hao » ou « grand duvet blanc » du Camelia Sinensis. Cette récolte composée uniquement de bourgeons est appelée « Bai Hao Yin Zhen » ou « Aiguille d’argent au duvet blanc ». Il s’agit d’une récolte de printemps ou les bourgeons, après le ralentissement de l’hiver, se gonflent et s’enrichissent en acides aminés, offrant la possibilité de multiples infusions.

 

La fabrication

Les choses sont toujours assez simples pour les thés blancs, cueillette, flétrissage (séchage naturel à l’ombre) puis à nouveau séchage. L’oxydation est la plus faible possible.

 

La Liqueur

Sans roulage et avec très peu de manipulation, les arômes sont concentrés au cœur du bourgeon et se diffusent doucement de l’extérieur vers l’intérieur. Le calme est indispensable pour apprécier la subtilité et l’élégance de ce thé discret.

 

Bon pour la santé

Les thés de printemps sont reconnus pour leur forte teneur en polyphénols riches en antioxydants. Avec des bourgeons également plus concentrés que les feuilles, nous dégustons ici un condensé de bonne santé !

Réveiller le thé

Commençons par réveiller le thé dans un gaiwan sec, préalablement chauffé à l’eau d’infusion que l’on jette. Ajoutons rapidement les feuilles sèches (4 gr pour un gaiwan de 140 à 180 ml) et agitons le gaiwan fermé de bas en haut. Entrouvrons le gaiwan pour y respirer délicatement les parfums qui s’en dégagent. On sent une odeur sucrée, maltée, presque chocolatée. Enivrant !

 

Premier « Pao » (infusion)

Pour ce BAI HAO YIN ZHEN, et pour tous les autres thés, je prends de l’eau la moins minéralisée. L’idéal est l’eau de l’osmoseur ou alors une eau donc le résidu à sec est le plus faible. Je la chauffe à 100°C, je la verse délicatement sur les feuilles. Je laisse infuser à peine une seconde et je vide tout de suite la liqueur dans le Gong Dao Bei (pot de réserve).

On note beaucoup de duvet dans ce premier « Pao », venant des bourgeons, et une liqueur très peu colorée. En bouche et à l’odeur, le côté malté s’estompe pour laisser place à une sensation douce, huileuse et naturelle. Cette discrétion et cette légèreté tient au fait que les bourgeons n’ont subi aucune transformation (pas de roulage, pas ou peu d’oxydation).

 

Deuxième « Pao »

Je recommence l’étape une avec cette fois 5 secondes d’infusion. Le duvet est toujours visible dans la liqueur qui garde une teinte transparente.

On peut laisser le thé descendre un peu en température avant de le déguster, pour que les arômes soient plus prononcés.

Pour cette deuxième infusion, l’aspect biscuité revient avec un peu plus de force et la bouche est tapissée de cette sensation huileuse.

 

Troisième « Pao »

On peut compter 10 seconde d’infusion pour ce 3ème « Pao » avant de verser la liqueur dans le gongdaobei. Le duvet blanc nage toujours dans une liqueur plus jaune sous l’effet des polyphénols qui petit à petit s’échappent à l’infusion.

Le goût devient plus marqué et toujours sans agressivité. A partir de là, on part pour une dizaine d’infusion en allongeant le temps de 5 secondes, car ce thé de printemps est particulièrement concentré en arôme et en énergie. On continue à l’infuser jusqu’à ce qu’il ait tout donné.